Textes écrits au Chambon sur Lignon par les adultes en formation auprès du CEntre de FORmation Ardéchois (CEFORA) - Projet mis en place et coordonné par le Syndicat mixte Plateau Vivarais Lignon.

Si ma maison était une couleur, elle serait rose.
Si ma maison était une musique, elle serait du rock.
Si ma maison était un goût, elle serait à la vanille.
Si ma maison était une matière, elle serait en caoutchouc.
Si ma maison était une sensation, elle serait comique.
Si ma maison était un sentiment, elle aurait de l’affection.
Si ma maison était une forme, elle serait un scooter.
Roues : portes
Guidon : fenêtre
Sous la selle : chambres
Pose pied : cuisine – salle à manger
Devant : bureaux et bibliothèque
Phares : salle de bains et WC
Béquilles : garage N. T.
Si ma maison était une couleur, elle serait marron et blanche.
Si ma maison était une musique, elle serait « je t’aime, je t’aimais, je t’aimerai » de Francis Cabrel.
Si ma maison était une odeur, ce serait un gâteau à la noix de coco.
Si ma maison était un goût, ce serait la noix de coco.
Si ma maison était une matière, elle serait du lin et de la soie.
Si ma maison était une sensation, ce serait la fatigue et la force.
Si ma maison était un sentiment, ce serait l’amour de ma famille.
Si ma maison était une forme, elle serait ronde.
A.
Si ma maison était une couleur, ce serait le bois.
Si ma maison était une musique, elle serait reggae.
Si ma maison était une odeur, ce serait de fruit.
Si ma maison était un goût, ce serait un goût sucré.
Si ma maison était une matière, ce serait le bois.
Si ma maison était une sensation, ce serait la peur.
Si ma maison était un sentiment, ce serait l’amour.
Si ma maison était une forme, elle serait carrée.
J’aimerais une maison de forme carrée, avec des volets en bois.
Avec l’intérieur de couleur marron. Et des plinthes en bois et des escaliers. Et plein d’animaux. Avec l’homme que j’aime et des enfants.
Le bois fait plus vivant et ça fait plus maison. Et plus d’entretien.
Laetitia
Si ma maison était une couleur, elle serait bleue et blanche.
Si ma maison était une musique, elle serait un hymne.
Si ma maison était une odeur, elle serait une odeur de transpiration.
Si ma maison était un goût, ce serait le goût de la victoire.
Si ma maison était une matière, elle serait un ballon.
Si ma maison était une sensation, ce serait de la joie.
Si ma maison était un sentiment, ce serait de la tendresse.
Si ma maison était une forme, elle serait un stade.
Une maison de supporters avec à l’entrée un grand drapeau de l’équipe que j’aime.
A.
Ma maison…
En hiver, ma maison est gelée et glisse sur les pentes des montagnes. Elle se retrouve sur des lacs gelés puis sur des rivières gelées. Au fur et à mesure qu’elle descend, elle se réchauffe et arrive au printemps, toute fondue.
Alors, elle se mélange à l’eau de la mer et court après les poissons. Quelquefois, les dauphins viennent y dormir. Les sardines se couchent dans les tiroirs. Les requins jouent dans la baignoire. Les orques épaulards se cachent dans l’armoire…
Même si elle s’installe dans un verre pour se reposer, sur une table protégée du soleil par un parasol, elle a souvent chaud.
A force d’avoir trop chaud durant l’été, la maison transpire et devient du brouillard. Elle se promène sur les nuages et se laisse emporter par les feuilles mortes. Quelquefois, une feuille emportée par le vent, s’envole très haut vers les montagnes. La maison s’accroche pour ne pas tomber et soudain, se retrouve au sommet de la montagne.
Elle frissonne un peu, met son écharpe et commence à se pencher pour se décrocher de la montagne. Et alors, elle se met à glisser sur les pentes…
Jocelyne
La porte.
Le camion de déménagement est parti et j’ai décidé de faire un tour dans la maison. Les meubles ne sont pas à leur place correcte mais je suis trop fatiguée maintenant. Demain peut-être.
Je suis entrée dans la salle à manger et je me suis arrêtée à la porte. Il y a un meuble qui n’est pas à moi : un grand buffet avec une porte très haute. Un objet très étrange.
J’ai ouvert la porte. Et plus étrange, j’ai découvert une autre porte dans le mur avec une clé dans la serrure. J’ai hésité avant de tourner la clé mais, prenant courage, j’ai ouvert la porte.
Voilà une salle avec une fenêtre, une table et un repas pour une personne. Mais la personne n’a pas mangé complètement.
Je regarde dans la salle et voilà, une femme âgée dans le coin. Tremblante. Pauvre ! Une juive encore dans sa cachette, après toutes ces années et trop effrayée pour sortir.
Je la garderai si elle est d’accord.
Je mettrai le buffet à la déchetterie.
Qui a fourni la nourriture ? Et comment ? Par la fenêtre ?
Je découvrirai cela un de ces jours.
Hadassah
Il passa dans le couloir, devant la grande plante. Jamais il ne l’avait remarquée auparavant, mais il y avait une porte devant le tronc de cette plante et de la lumière s’en échappait. Cela attira son regard.
Il voulut entrer, passer par cette porte mais il était bien trop grand ! Il toucha la porte et par magie, il devint petit, pour pouvoir la franchir sans problème. Son écharpe tomba par terre.
Ses doigts touchèrent le bois. Il se changea en un être lumineux, presque transparent.
De l’autre côté, il se trouva dans un jardin extraordinaire. Les oiseaux marchaient sur le sol, les animaux à quatre pattes volaient, les poissons dansaient sur les fleurs.
Les fleurs et les plantes chantaient.
Tout semblait à l’envers, irréel.
Il pensa :
- Mais où suis-je ? Que se passe-t-il ?
Une fleur lui répondit :
- Nous lisons dans tes pensées et pouvons te répondre. Nous sommes au pays de l’Expérience. Les oiseaux qui habituellement volent, font l’expérience de marcher. Chacune, chacun d’entre nous, vit autrement que de l’autre côté de cette porte que tu as franchie.
- Mais pourquoi, pensa-t-il ?
- Mais pour apprendre la tolérance et comprendre comment font les autres et pourquoi ils le font ! C’est tellement passionnant de vivre autrement. Regarde, toi, tu n’es plus un humain fait d’os et de chair. Tu es un humain fait de lumière. Tu n’as plus besoin de parler. Tu penses… et nous, nous te comprenons.
- Puis-je visiter ce pays de l’expérience ?
- Mais bien sûr ! Suis ton ombre, elle te mènera là où tu as besoin d’aller.
- Suivre mon ombre ? Mais elle est derrière moi !
- Non, non, ici, elle est devant toi.
Il parcouru le jardin qui s’agrandissait à mesure qu’il avançait. Un papillon nageait devant lui et le charmait de son parfum.
Soudain, il entendit une cloche au loin, qui retentissait et résonnait dans les nuages…
Le réveil sonnait en vrai et il s’éveilla, les yeux pleins de lumière, le cœur plein d’émerveillement. Une nouvelle journée s’annonçait. Il se leva et passa dans le couloir, devant la plante.
Quel beau rêve !
Soudain, ses yeux furent attirés par une trace de pas dans la terre, devant le tronc de la plante. Ses pas ! Il vit aussi son écharpe coincée dans le tronc…
Jocelyne
J’ai emménagé dans une maison en pierre. Mais un jour, j’ai découvert une porte secrète qui s’ouvre par une manette, au niveau de la cheminée. Je ne sais pas à quoi ça servait. J’ai découvert un « S.D.F. » qui dormait au chaud car dehors, il faisait froid. Moi, j’étais surprise : d’où il vient ce SDF ? Par où est-il entré ? Je ne comprends pas.
Je lui parle en lui posant des questions. Il ne répond pas.
Je lui demande : qu’est-ce que vous faites là ? Pas de réponse.
Comment êtes-vous entré ? Il me répond avec des gestes.
Moi, je n’arrive pas à comprendre ce langage des signes.
Je me suis aperçue que le SDF est sourd et muet.
Soudain, il se sauve comme un sauvage……
Moi, je referme la porte.
Ouh là là, qu’est-ce qu’il avait celui-là ?
N. T.
Un enfant jouait dans le grenier de ses grands-parents et d’un coup, il vit une porte entrouverte. C’était une vieille porte. Des gravures étaient autour et des gargouilles surveillaient l’entrée. Il se dégageait une fumée blanche derrière la porte et une belle mélodie.
L’enfant s’approcha et ouvrit la porte en grand.
Il entra dans un grand couloir sombre et humide. Il descendit l’escalier et entendit cette mélodie qui lui disait quelque chose.
Au fond du couloir, il vit de la lumière. L’enfant s’approcha de la lumière et se retrouva derrière la cheminée de sa grand-mère. L’enfant vit une fente et s’appuya dessus et tomba dans le salon de sa grand-mère.
Il comprit qu’il était dans un passage secret que son grand-père avait construit pendant la guerre.
A.
C’est une vieille dame de 80 ans, qui habite dans une grande maison depuis son enfance. Et un jour, elle s’aperçut que dans une des chambres, il y avait un bouton dans le mur. Elle se posa beaucoup de questions. Subitement, elle appuie sur ce bouton qu’elle n’avait jamais vu auparavant et elle découvre une pièce magnifique. Dans cette pièce, il y avait un mot de ses parents qui disaient que « cette pièce n’est que pour toi ». Mais comme dans sa jeunesse, cette personne ne faisait que des bêtises, ses parents la lui avaient cachée. Cette pièce était une chambre de petite fille avec plein de jouets extraordinaires et quand elle les a vus, ses larmes ont coulé, elle avait beaucoup de peine. Et en elle, elle a réalisé que dans sa vie, elle aurait dû être plus sage et aurait pu voir cette belle chambre que ses parents lui avaient faite, rien que pour elle. Du coup, cette dame a eu tellement de peine qu’elle a eu une crise cardiaque et comme elle habitait loin de ses voisins, personne n’a pu la sauver. Et malheureusement, la vieille dame est décédée.
Laetitia
Mon enfant va ouvrir la porte doucement sans peur. Il regarde, il trouve un grand trou. Il y voit plein de choses… des pièces en argent qui ont de la valeur et des livres anciens. Il appelle « papa, maman, venez ici voir ça ». Ils prennent les pièces en argent et les emmènent chez un collectionneur de pièces, pour savoir la valeur. Les livres aussi sont emmenés chez le collectionneur. Les livres anciens et les pièces ont de la valeur. Beaucoup. Pour les livres, cela dépend des années et par qui ils ont été écrits. On les revend pour avoir de l’argent en plus sur un compte pour plus tard.
A.
Maison et machine à laver
J’ai voulu me faire une machine pour laver mon linge qui est en retard.
Je prépare mon linge, je le mets dans ma machine. Je la mets en route et comme c’était le soir, j’ai fermé la porte de la buanderie.
Des lutins magiques sont apparus dans la buanderie et ont vu la machine à laver avec toute l’eau dedans. Ils ont une idée.
« Si on faisait une piscine », dit l’un des lutins.
Un lutin tira la porte qui retenait l’eau. L’eau contente d’être libre ne se fit pas prier et sortit très vite. Malheureusement le plancher n’était pas étanche. L’eau passa dans les fentes et s’enfuit.
Les lutins n’étaient pas contents et sautaient de colère violemment de partout, et tout se mit à trembler.
Les murs et le plafond s’effondrèrent et le reste de la maison suivit. Les lutins et moi-même, on se retrouvait dehors sous la pluie. Mais comme c’étaient de lutins magiques, ils dirent :
« Dis-moi trois vœux et on donnera. »
Mon premier vœu était ma maison. Mon deuxième vœu, une moto. Mon troisième, que se barrent les lutins !
J’ai eu mes trois vœux et je suis très, très heureux.
A.

J'étais en vacances à la campagne et un jour, je me suis promené à travers les champs. Tout à coup je me suis trouvé devant une maison extraordinaire. Elle semblait pousser du sol, et m'approchant plus près, je pouvais voir qu'elle avait été construite sur le tronc d'un immense arbre qui avait été coupé, ne laissant que de grosses racines près de la surface.
Curieux, je suis entré et dans une petite pièce, j'ai trouvé un vieillard assis sur une chaise. Il était seul et avait le visage triste et pensif, ce qui m'a amené à lui poser des questions :
- "Pourquoi êtes-vous seul et pourquoi cet air si triste ?"
- "C'est une longue histoire. Ma vie mariée a commencé tout près d'ici dans une très belle maison que j'avais construite pour ma femme. Très tôt, pourtant, il m'a paru que tout n'allait pas bien. Ma femme et moi n'étions pas d'accord et enfin elle est partie, me laissant seul avec mes réflexions.
Un jour je suis sorti de la maison et ai trouvé un immense arbre dont le tronc a été coupé, ne laissant que ces grosses racines que vous voyez sur le sol. Tout à coup, il m'est venu la pensée : voici la solution à tous mes problèmes.
Je vais construire sur ce tronc une autre maison, avec des racines différentes à celles de la première maison ; des racines fondues, ni en béton ni en bois, mais fondues sur un vrai entendement à ce moment, qui durerait entre nous.
Vous voyez devant vos yeux la leçon que j'avais apprise : une maison fondée sur des racines mutuelles.
Il ne me reste plus qu'à retrouver ma femme !"
Charles

Noé revint de son voyage sur les océans et arriva devant sa maison.
La pluie tombait encore mais moins fort. L'eau ruisselait sur les toits, coulait à flot hors de la gouttière et… il observa plus précisément sa maison, car quelque chose d'inhabituel attirait son regard.
D'abord, la colombe qui s'était échappée de l'Arche pour chercher la terre ferme était là, juchée sur le faîte du toit, s'abritant sous un parapluie acheté au magasin du coin.
Deux éléphants pointaient leur trompe juste au-dessus du garage. Trop lourds, ils n'avaient pas dû pouvoir monter dans les étages. En même temps, ils assuraient la stabilité de la maison, leur poids ancrait la pauvre demeure qui flottait sur le dos d'un crocodile !
Noé pensait rêver, mais non. Il n'avait rien fumé, il n'avait pas pris de cachet donc il était totalement lucide. Il se frotta les yeux, ses lunettes achetées chez Optic 2000 étaient-elles sales ? Mais non.
La girafe dont le cou sortait par la fenêtre de la salle à manger, surveillait la route pour que le crocodile avance en toute sécurité. Il entra dans sa maison.
Sa femme épongeait le sol et regardait avec colère, la machine à laver Brandt. "Trop vieille cette machine et tu n'avais pas racheté de Calgon, alors voilà le travail" dit-elle à Noé. Elle reprit : "nos animaux de compagnie, les deux pachydermes et la girafe, ont dû se réfugier à la maison et la colombe m'a pris mon parapluie".
Noé regrettait beaucoup l'arche car au moins, il n'y avait pas sa femme pour le gronder ! Jamais il n'aurait cru que la fuite de la machine à laver soit à l'origine du Déluge ! Que racontera l'Histoire, plus tard ? Il avait honte mais aussi, hein ? si sa femme ne passait pas une heure à se maquiller dans la salle de bain, à se parfumer avec sa bouteille de Chanel n° 5 ! Au moins, elle aurait fait la lessive, elle !
Fatiguée par les remarques de sa chère épouse, il ressortit de la maison et décida de remonter sur l'arche, pour poursuivre son voyage. "Qu'elle se débrouille avec le plombier !" pensa-t-il.
Jocelyne

Il arrive près d’une maison qui a beaucoup de couleurs, qui n’a pas de porte ni de fenêtre.
« Je ne sais pas comment je vais rentrer dans la maison. Soit je casse le mur d’un côté, ou je monte sur une échelle sur le toit. Il y a des vitres sur le toit. Je casse la vitre et je rentre dans la maison par le toit. »
Il saute sur le sol, il voit les murs tout rouges, couleur du sang. Il ressort de la maison, il voit le ciel de plusieurs couleurs et la terre aussi.
« Je reviens dans la maison pour changer la couleur des murs. En quelle couleur je pourrais changer ? En couleur saumon. »
Il repeint les mur en saumon et pense : « c’est plus joli que la couleur sang, c’est plus clair. »
Il s’installe dans la maison et décide de l’agrandir.
A.
Les visiteurs à la maison.
Il était minuit, il faisait noir et froid.
J’arrivais à la maison en retard, mais qu’est-ce qui arrive ? Toutes les fenêtres sont illuminées et la porte est ouverte !
Je me suis arrêtée, j’ai attendu et j’ai surveillé de près.
Tout à coup, un homme est sorti de la maison en courant et en laissant tomber beaucoup de choses en route : au même moment, un fantôme est apparu dans le couloir. Hourra !! Notre fantôme familial a effrayé le voleur (il ne reviendra pas, je pense). Peut-être un fantôme familial est un avantage, de temps en temps ! Je dois aller le remercier. Tant pis ! Il a disparu !
Hadassah

Je revenais de vacances. Je découvre qu’on m’a fait des travaux bizarres.
On m’a mis une toiture en paille, c’était de l’ardoise d’origine. Ces personnes farceuses ont osé peindre la pierre en blanc.
Ma maison était magnifique, en pierre brute avec le toit en ardoise.
J’étais obligée d’aller courir à la gendarmerie pour porter plainte à cause de ces travaux bidons et stupides. J’étais très en colère et folle de rage.
Je demande qu’on me remette ma maison en état d’origine. Si ma demande ne se fait pas, je me vengerai en jetant des œufs pourris et des cailloux sur les vitres. Et je taguerai toutes les maisons des habitants à cause des crasses qu’on m’a faites.
Il fallait que je renvoie l’ascenseur par rapport à ce qu’on a fait à ma maison.
N. T.
C’est l’histoire d’un petit garçon de l’âge de 12 ans.
Il décida de construire une cabane derrière la maison de ses parents. Il commença par les murs, puis les fenêtres, la porte et le toit. Une fois sa cabane finie, il rentre chez ses parents. Le lendemain, il aménage sa cabane avec une table, des chaises et un matelas. Il dit à sa maman : « J’ai fini ma cabane et ce soir je dors dedans. »
Sa maman lui dit : « Si tu veux . »

Et dans la nuit sa cabane se met à grandir, grandir et il se réveille et crie de toutes ses forces : « Maman, maman, viens vite ! Ma cabane a grandi et j’ai peur de descendre ! »
La maman dit à son petit garçon : « Ne t’inquiète pas, je vais chercher papa. »
Le papa arrive, prend une échelle et va chercher son fils. Le petit garçon dit : « Je ne comprends pas pourquoi ma cabane a grandi. »
Et son papa lui dit : « Les racines n’étaient pas complètement mortes. C’est pour cela que ta maison a grandi. »
Et le petit garçon dit à son papa : « Ma cabane je ne la veux plus. Je veux que tu la détruises. »
Laetitia
Ce fantôme vient dans la maison chaque fois qu’on y prépare du chocolat chaud. Il traverse les murs puis repart par la cheminée. Il n’aime pas faire comme tout le monde.
Il s’assied ensuite sur le toit de chaume et lèche ses doigts car il les a trempés dans son bol de chocolat.
Il aime rire avec les enfants et apporte un souvenir pour chaque anniversaire.
Il fait des farces aux voisins en se cachant dans leur boîte à lettre ou en reprenant le courrier qu’ils sont venu chercher. Ou encore, il se cache dans leur télévision et change les films. Il faut dire que ces voisins ne sont pas très sympas et notre fantôme fait tout pour les mettre en fuite.
Une fois, en repartant par la cheminée, le fantôme s’est brûlé les fesses. Qu’est-ce qu’on a ri !
Il est tout de même « gonflé » ce fantôme, parce qu’il habite dans notre maison mais il ne paye pas de loyer : ça ne fait rien car nous, on l’aime.
En fait, il fait partie des amis de la famille mais personne n’en parle au dehors. C’est le secret de la maison.
Jocelyne
La Maison
Voici un mot qui évoque beaucoup de choses : un bâtiment, une famille, des enfants, un abri confortable, des activités, des accidents, des voisins, des visiteurs. Mais il y a beaucoup de personnes qui n’ont pas de maison, des mendiants et ceux qui préfèrent une vie en plein air, leur seul abri n’étant que les murs d’une tente ; leur lit, le terrain dur ; et qui n’a pas la sécurité d’une maison. Quelle que soit la maison, pourtant, la vie n’est pas toujours paisible. Ce qui me rappelle un incident qui m’est arrivé il y a quelques années.
Nous étions partis avec des visiteurs, faire des courses mais en rentrant plus tard, nous avons trouvé immédiatement des signes de visiteurs différents, des cambrioleurs. Ils étaient entrés par une fenêtre et s’étaient mis à parcourir la maison, pièce après pièce, laissant derrière eux des signes de leur passage. Les bagages de nos vrais visiteurs avaient été dévalisés et leur contenu et celui de tous les tiroirs, entassé sur le tapis. Heureusement, ils ont été interrompus et se sont échappés mais, sans n’avoir rien trouvé de valeur. On a appelé les gendarmes qui nous ont dit « vous avez eu de la chance, quelques maisons dans le voisinage ont été forcées mais les cambrioleurs, ne trouvant pas ce qu’ils souhaitaient, se sont mis à détruire tout ce qui leur est tombé sous la main : des vêtements ont été déchirés, des livres et des papiers brûlés et tout laissé en désordre ». Pour nous, tout est bien qui finit bien mais nous ne désirerions pas de tels visiteurs dans l’avenir.
Charles

La plus chère maison.
Quelle est la maison la plus chère dans le monde ?
On aura toujours plusieurs réponses, plusieurs réponses très différentes. Il n'y en aura qu'une seule, parfaite. Les gens diront, c'est vrai. C'est la maison la plus chère dans le monde.
Le héros de ma petite histoire, savait qu'il devait fermer la porte de sa maison très chère, pour aller chercher des aventures ailleurs, puisqu'il ne pouvait plus y résister. A cause d'un régime politique insupportable.
Il est allé très loin de son pays et il a trouvé tout ce qu'il voulait.
Mais il n'était pas heureux parce qu'il voulait sa maison familiale, celle où il est né et où il a grandi.
Le temps passait, mais il n'arrivait pas à l'oublier.
C'était une maison ancienne, colorée, jaune-marron : le sol en bois, la porte d'entrée en bois aussi et le toit en lauzes. La maison se distinguait de loin, grâce à son toit.
Un jour, la paix est arrivée dans son pays d'origine. En apprenant la bonne nouvelle, il a décidé de rentrer. Il est arrivé à la gare du village et il a commencé à chercher le toit en lauzes de sa maison. Il l'a trouvé. Il s'en approchait à pied et il avait le sentiment que chaque pas était un kilomètre qu'il franchissait le plus vite possible.
Il arriva devant la porte, il jeta un regard sur la maison encore une fois avant d'entrer et il ouvrit la porte.
Il entre et voit un paysage dégoûtant. Dedans, il restait seulement un canapé sur lequel il se reposait souvent après le travail. Le reste avait été volé.
Il a nettoyé et il a rangé sa maison, mais il n'avait plus le même sentiment, la même imagination que lorsqu'il était loin de son pays.
Tout était changé. Le matin, pas de courrier. Personne pour l'appeler. Il y avait trop de bruit.
Il se sent étranger. Il est tout seul. Il n'a plus les amis qui l'entouraient et dont il se rappelle ; des amis de son enfance. A l'étranger, où il avait vécu pendant ces derniers temps, il a trouvé plein d'amis.
« Non, je vais reprendre la route à l'étranger, j'ai reconstruit ma vie dans un autre pays. Cet autre pays m'est cher, autant que ce pays-ci». Il a dit et il est allé.
Je veux vous dire que la plus chère maison dans le monde, c'est la maison où domine la paix et où on sera entouré par nos amis. Il n'y a aucune importance, qu'elle soit chic comme un château ou qu'elle soit une petite maison simple.
Karo